
Il est essentiel de pouvoir faire la mise au point sur un sujet de petite taille se déplaçant rapidement. Vous y arriverez par une pratique constante. Si vous êtes dans l'impossibilité de faire la mise au point sur tout le sujet, souvenez-vous que l'oeil de celui-ci doit toujours être bien défini. Voici comment y parvenir:
Apprenez à connaître le comportement de l'espèce que vous recherchez. Vous saurez ainsi où et quand la trouver, quel genre de photo vous pourrez réaliser et surtout quand votre présence deviendra un facteur dérangeant.
Si vous en avez l'opportunité, faites des prises de vues avec des expositions multiples, cette technique consiste à prendre plusieurs photos en faisant varier l'exposition de 1/2 cran à la fois à partir d'une sous-exposition de 1 cran jusqu'à une surexposition de 1 1/2 cran.
La vitesse d'exposition constitue un des facteurs de contrôle de l'exposition, l'autre étant l'ouverture (f/). Pour la photographie des oiseaux, vous aurez généralement besoin d'une vitesse élevée pour "geler" le mouvement et d'une petite ouverture (valeur f/ élevée) pour augmenter la profondeur de champ. Malheureusement, les deux sont inversement proportionnels: si l'ouverture est petite, la vitesse devra être moins élevée.
Portez une attention toute spéciale à l'arrière-plan afin d'être certains qu'il n'y ait pas d'éléments distrayants comme des constructions, des fils électriques, etc.
Cette méthode donne des documents de moins bonne qualité qu'en affût, mais ce qui est perdu en définition est largement compensé par le dynamisme de l'image: un oiseau en vol, un animal à la course, etc. Vous devrez utiliser des films dont la sensibilité vous permettra d'obtenir la vitesse de déclenchement la plus élevée possible pour bien arrêter le mouvement et réduire les risques de "bougé". La crosse photographique est ici indispensable.
Essayez si possible, de contrôler les conditions dans lesquelles la photo sera prise. Par exemple, si vous vous dirigez vers le sujet et que le soleil est en face de vous, vous risquez fort d'obtenir un effet de contre-jour. Est-ce ce que vous voulez réellement obtenir? Si vous avez déjà en tête une image de ce que vous recherchez comme résultat final, vous effectuerez inconsciemment ce qu'il faut pour vous rapprocher du résultat escompté.
Le photographe doit se déplacer très lentement et silencieusement, en observant attentivement, en faisant attention au moindre bruit, au moindre mouvement. Ne pas agir de façon menaçante. Le plus petit indice doit être interprété: un oiseau qui s'envole ira peut-être se percher non loin de là; on découvrira peut-être son nid en faisant des recherches minutieuses. L'approche d'un étang ou d'un cours d'eau doit se faire de la même façon pour y surprendre l'animal venu s'abreuver ou qui s'y repose.
Il ne faut pas trop se surcharger si l'on veut marcher plusieurs heures sans avoir à revenir à son point de départ. Ne pas oublier une réserve d'eau et un bon insecticide en été.
Approchez-vous lentement de votre sujet. Cette technique fonctionne bien avec les oiseaux occupés à se nourrir, à se baigner ou encore endormis. Rapprochez-vous lentement par étapes en effectuant de nombreuses pauses. Si l'oiseau prend une position d'alerte ou lance un cri d'alarme, immobilisez-vous. Continuez votre approche seulement quand votre sujet reprend ses activités interrompues.
Prenez des photos à mesure que vous vous approchez: votre sujet s'habituera au bruit de la caméra, vous aurez des photos d'habitat et si l'oiseau s'envole, vous aurez quelques photos à rapporter. Si possible, baissez-vous le plus possible: vous améliorerez d'autant vos chances de vous rapprocher. N'hésitez pas à ramper sur le sol s'il le faut.
Ce qu'il faut faire et ne pas faire: portez une coiffure par grands vents: vos cheveux pourraient faire fuir votre sujet. Ne commencez pas votre approche avant de vous être assuré que vous avez quelques films en réserve dans vos poches. Autant que possible, placez vous derrière une clôture, un arbre, un buisson, etc., pour effectuer votre approche. Déplacez-vous d'un couvert à l'autre. Lorsque vous dépassez ceux-ci, tenez-vous devant pour dissimuler le plus possible votre silhouette. Ne faites jamais de mouvements brusques. Une approche en diagonale, par rapport au sujet, est préférable à une approche directe.
La pièce d'équipement la plus importante pour ce type de photographie est ce qui supporte l'ensemble caméra/objectif. Le trépied est lourd, encombrant et long à mettre en place. C'est pourquoi la crosse photo et/ou le monopode sont les plus fréquemment utilisés.
Un boîtier motorisé présente des avantages certains, notamment au niveau de la rapidité dans la prise de vue. Son principal inconvénient est que le bruit peut faire fuir votre sujet.
Ces quelques principes vous seront utiles, mais souvenez-vous qu'il y a des jours où les oiseaux décolleront dès que vous tenterez de les approcher alors qu'à d'autres occasions, vous rencontrerez un individu moins timide qui vous laissera réaliser la photographie de votre vie.
2-Chasse à l'affût. Cette méthode est de loin celle qui donne les meilleurs résultats, non seulement du point de vue technique, mais aussi à cause de la discrétion du procédé qui présente également l'avantage de ne pas déranger l'animal et de l'observer dans son milieu naturel. Des précautions doivent être prises afin que le sujet photographié ne soit pas gêné et ne souffre pas de la proximité de l'appareil ou du photographe.
Vous pourrez monter votre système sur un trépied solide. Ainsi vous pourrez même utiliser des films de moindre sensibilité que pour l'approche et utiliser des vitesses d'obturation plus lentes. Un moteur n'est pas nécessaire, il peut même constituer un handicap, étant plus bruyant.
Une cache peut être montée à l'emplacement choisi. Celui-ci doit l'être en fonction de la direction et de l'intensité de la lumière. Il faut se rappeler que ces deux facteurs vont varier au cours de la journée. Ne pas oublier l'importance du vent qui transmet sur de grandes distances les sons et les odeurs (pour les mammifères) qui risquent de vous trahir.
On peut se dissimuler derrière des éléments naturels (arbres, rochers, etc.) ou monter une cache temporaire ou permanente. Dans le cas d'un abri monté à partir de matériaux locaux, évitez de détériorer l'environnement en détruisant trop de végétation. Il faut exercer une surveillance constante: le sujet se présente souvent au moment où on l'attends le moins! On peut aussi se munir d'un petit siège, de jumelles pour surveiller les environs, d'une gourde et d'un bon insecticide.
La cache, si elle est utilisée, doit être maintenue solidement. Attention à tout pan de toile ou attache qui bat au vent. C'est tout ce qu'il faut pour alerter un animal méfiant. On peut recouvrir l'objectif d'un manchon quelconque pour éliminer les reflets. Il faut aussi faire attention à toute pièce métallique constituant l'abri. Nous reviendrons plus loin sur les questions de camouflage.
Quel que soit le type de cache utilisé, son introduction dans le paysage doit se faire graduellement. Il ne faut surtout pas effaroucher le sujet et le forcer à quitter définitivement son territoire. Truc: si l'on dispose de plusieurs jours, on peut monter la cache à une certaine distance du site privilégié et la rapprocher graduellement tous les jours jusqu'à la distance idéale d'opération.
Autre truc: il ne faut jamais s'introduire seul dans une cache. Si l'animal ne sait pas compter, il est par contre très sensible aux allées et venues. Faites-vous accompagner à votre cache. Lorsque l'autre personne s'éloignera, l'animal croira que la cache est vide. Restez dissimulés!
Près d'une cache, vous pouvez aussi utiliser des leurres. Les Anatidés, les oiseaux de rivage et quelques Passereaux pourront être attirés par ceux-ci. Une imitation de Hibou pourra être attaqué par d'autres Rapaces mais aussi par des Corneilles ou des Geais. Si vous placez un leurre de Canard sur l'eau à proximité d'une cache ou une imitation de Goéland sur celle-ci, tout oiseau survolant les lieux se sentira rassuré.
L'une des meilleures caches mobiles que vous pouvez utiliser est votre véhicule automobile. Les oiseaux sont habitués à la vue des autos et celles-ci ne représentent donc pas un danger pour eux. Vous serez surpris jusqu'à quelle distance vous pourrez approcher un oiseau avant que celui-ci ne s'envole. Gardez votre caméra sur le siège à portée de la main. Lorsque vous prendrez votre photo, n'oubliez pas d'arrêter le moteur de votre véhicule, sinon les vibrations se transmettront à votre caméra. Vous pouvez appuyer votre objectif sur le rebord d'une fenêtre (il se vend même un support qui se fixe sur celle-ci) pour vous stabiliser. Si vous utilisez le rebord de votre toit ouvrant, placez un sac remplis de fèves ou de sable sous votre lentille.
3-Le camouflage. Lorsque vous pratiquez la chasse photographique à l'approche, vous devez vous fondre le plus possible dans le paysage. Aujourd'hui, il est facile de se procurer diverses pièces de vêtements de couleur camouflage. N'oubliez pas de camoufler aussi vos mains avec des gants et votre visage, soit avec une cagoule, soit avec du maquillage. Il est surprenant de constater combien les mains et le visage découverts peuvent vous trahir.
On peut se procurer dans le commerce du tissu camouflage au mètre. Procurez-vous en pour confectionner des goussets que vous enfilerez sur votre objectif et votre caméra, ou sur toute autre pièce d'équipement trop voyante.
Attention cependant de ne pas porter votre camouflage pendant la saison de la chasse. La raison est évidente!
4-La photographie aux mangeoires. Ne négligez pas les opportunités que peuvent vous offrir les oiseaux qui fréquentent vos mangeoires. Avec de la patience, vous réussirez des photos que vous n'auriez peut-être pas obtenues en pleine nature.
Le secret consiste à trouver l'angle de vue qui fera disparaître la mangeoire ou toute trace humaine (habitations, fils électriques, etc.).
Vous pouvez dissimuler la mangeoire ou la source de nourriture. Cachez celle-ci derrière un tronc d'arbre ou placez à proximité des branches sur lesquelles les oiseaux iront se percher avant de se nourrir. Placez votre caméra de telle façon que l'arrière-plan aura l'air naturel. Vous pouvez clouer ou attacher quelques branches de Conifères qui rempliront ce rôle. Faites la mise au point sur le perchoir que vous aurez disposé à l'emplacement opportun. Vous pouvez vous permettre d'attendre: tôt ou tard, un oiseau viendra s'y poser.
Déplacez occasionnellement les mangeoires et les perchoirs, sinon vos photos auront toutes un arrière-plan semblable.
5-La chasse photographique dans les zoos. La photographie des animaux dans les jardins zoologiques constitue un excellent apprentissage. Vous pourrez ainsi vous familiariser avec votre équipement, acquérir des réflexes rapides et mettre au point votre matériel. Les techniques du cadrage et de la composition ne s'apprennent pas uniquement dans les livres. C'est en pratiquant que vous aiguiserez votre sens artistique. Souvenez-vous aussi que chaque cliché est unique: il ne sera jamais refait et dans dix ans, il aura conservé toute sa valeur.
Etudiez l'éclairage et l'angle de prise de vues. Il vaut mieux réussir un gros plan d'une tête qu'une vue entière de l'animal dans sa cage. Utilisez un trépied lorsque les circonstances le permettent. Evitez les visites en fins de semaine, car les animaux sont excités par la foule et ne se comportent pas normalement. Placez le sujet dans un contexte naturel (ciel ou végétation comme arrière-plan, par exemple). Eliminez les traces de captivité: approchez votre objectif du grillage pour le mettre hors-foyer. Il ne faut cependant jamais introduire un objectif ou un objet quelconque entre les barreaux ou au travers du grillage. Faites disparaître les grillages arrière en utilisant une grande ouverture sur un téléobjectif (en réduisant ainsi la profondeur de champ). Contrôlez la lumière. Enfin, recherchez l'originalité en présentant votre sujet dans une attitude cocasse ou inhabituelle.
Les Anatidés sont les sujets idéaux: peu farouches, vous pourrez les approcher relativement près et perfectionner vos techniques de mise-au-point, de cadrage, de composition et d'exposition.
N'oubliez pas de prendre des notes sur chaque prise de vue effectuée: angle d'éclairage (de face, de côté, de dos), film utilisé (type et sensibilité), vitesse d'exposition, ouverture du diaphragme, etc. C'est de cette façon que vous pourrez corriger vos erreurs et peut-être développer de nouvelles techniques qui vous seront personnelle.
6-Quelques trucs et techniques.
Trois principes de base pour l'utilisation des téléobjectifs: 1-Toujours réduire autant que possible la distance entre le sujet et la caméra. Réduire la distance de moitié a le même effet que de doubler la longueur focale de l'objectif utilisé. De plus, plus la distance est réduite, moins est grande la distorsion atmosphérique.
2-Utiliser l'objectif de la plus courte focale possible pour obtenir le résultat désiré. Plus la longueur focale d'un objectif est importante, plus il est difficile de réduire l'effet de "bougé" ou la distorsion atmosphérique.
3-Réduire la distorsion atmosphérique en évitant de photographier dans des conditions qui créent celle-ci, comme photographier au-dessus de surfaces chaudes (pavage, terre nue, etc.). Si vous photographiez au-dessus d'une surface froide, comme une étendue d'eau, rapprochez-vous le plus possible de la berge pour éviter les effets dus au sol nu. Si vous devez absolument photographier au-dessus d'une surface chaude, placer la caméra le plus haut possible. Plus votre ligne de visée sera horizontale, plus apparentes seront les distorsions atmosphériques. Quelques pouces seulement en hauteur peuvent quelquefois améliorer grandement vos photos.
sujet avec votre caméra, tout en gardant celui-ci à la même position dans votre viseur. Vous déclenchez. Si vous avez bien réussi le mouvement, l'oiseau en vol sera net alors que l'arrière-plan sera filé, donnant l'illusion du mouvement. Le secret consiste à utiliser une vitesse d'exposition lente alors que votre mouvement doit être régulier. Vous devrez vous pratiquer pour déclencher sans interrompre le mouvement. Le plus loin vous pourrez cadrer votre sujet, le mieux cela sera.
On peut pratiquer la technique du "panning" avec des autos en mouvement, sans film dans la caméra (Ralph Paonessa, rec.photo.technique.nature, Mercredi le 12 février 1997).
Avec la nouvelle génération d'appareils photographiques, la photo d'oiseau en vol pourra être grandement facilitée. Il est préférable de monter le système objectif-caméra sur une crosse photographique plutôt que sur un trépied de caméra, à moins que celui-ci soit muni d'une tête de type fluide (cette dernière est assez dispendieuse).
Idéalement, l'objectif devrait être du type à mise au point automatique (autofocus). Souvenez-vous cependant que vous devez garder le sujet au centre du viseur, sinon, la caméra tentera de faire la mise au point sur l'arrière-plan et le temps que vous aurez mis à recadrer correctement votre sujet, vous aurez peut-être manqué l'occasion unique. Il est aussi très important de garder la tête de l'oiseau au foyer. Avec une longue focale, la profondeur de champ étant réduite, si vous faites la mise au point sur le corps de l'oiseau, la tête risquera d'être hors-foyer.
Conservez la vitesse la plus élevée possible: celle-ci ne devrait pas être inférieure à 1/500e de seconde. Vous pourrez ainsi "immobiliser" le battement des ailes.
Un mot au sujet de l'exposition. Lorsque vous suivrez votre sujet en vol, l'arrière-plan pourra être tour à tour sombre (feuillages) ou au contraire, extrêmement lumineux (ciel dégagé de nuages). Le posemètre de votre caméra tiendra compte de l'ensemble de ce qui apparaît dans le viseur. Le résultat final sera souvent un arrière-plan correctement exposé avec le sujet principal à contre-jour. Vous aurez peut-être intérêt à passer en mode "manuel". Une façon commode de déterminer la bonne exposition, une fois que votre vitesse de déclenchement aura été choisie, est de prendre une lecture en dirigeant l'appareil vers la paume de votre main et d'augmenter l'exposition de 1 cran (la couleur de la peau est plus claire qu'un ton moyen). Si votre caméra peut effectuer des lectures de type "spot", le problème pourra être facilement résolu en laissant celle-ci sur le mode "automatique". Tout en suivant votre sujet, les infimes variations de luminosité seront automatiquement corrigées, peu importe le degré de contraste de l'arrière-plan.
Une bonne façon de se pratiquer est de saisir les oiseaux qui se laissent "aspirer" par le sillage aérien des bateaux (comme à l'arrière d'un traversier, par exemple). Ils se retrouvent en position relativement stationnaire permettant ainsi au photographe de se concentrer sur la composition et la mise au point.
Si l'oiseau est perché, observez son comportement et prenez votre photo juste au moment où il quittera son perchoir et prendra son envol. Vous pouvez aussi faire la mise au point à l'endroit où vous prévoyez qu'il passera lorsqu'il s'envolera. Cette technique s'applique particulièrement bien aux Rapaces. Avec un peu de pratique, vous pourrez même prévoir assez souvent le moment exact où il quittera son perchoir (Ray Pellegrin, rec.photo.technique.nature, dimanche 9 février 1997).
La vitesse d'obturation doit être rapide, soit 1/250e seconde ou 1/longueur focale de votre objectif. Celui-ci doit être assez léger: les objectifs de type 300 mm. f/4 ou 400 mm. f/5.6 sont plus faciles à utiliser qu'un 300 mm. f/2.8 par exemple. Mais d'un autre côté, l'objectif ne doit pas être trop lent, c'est-à-dire avec une ouverture inférieure à f/5.6
La partie la plus difficile à réaliser est la mise-au-point. Deux options se présentent à vous si votre objectif est à mise au point manuelle:
Un problème additionnel qui se présente dans le cas d'un oiseau en vol est que l'envergure est plus importante que la "profondeur" d'un oiseau perché. La profondeur de champ nécessaire devra donc être plus grande.
Vous pouvez vous pratiquer avec des espèces "faciles" comme les Corneilles, les Goélands ou toute autre espèce qui a un vol régulier et lent. Photographiez-les d'assez loin au début. Vous pourrez ensuite augmenter la difficulté en passant à des espèces de taille plus petite, plus rapides et prises de plus près. (Harry Lehto, Kaarina - Finlande, rec.photo.technique.nature, lundi le 10 février 1997).
Que voulez-vous illustrer? Si la photo doit servir à l'identification d'un oiseau en vol, la netteté de l'image sera de première importance. Si vous voulez décrire un comportement particulier, le moment où la photo sera prise sera aussi important que la netteté de l'image. Si vous désirez seulement un effet particulier, les deux points précédents auront moins d'importance. Un flou obtenu en abaissant la vitesse d'obturation à 1/15e seconde pourra créer un effet artistique évocateur. (Jay Nelson, rec.photo.technique.nature, Lundi le 10 février 1997).
Comme les lampes-éclairs électroniques ne sont généralement pas conçues pour les longues focales, vous devrez d'abord effectuer quelques tests à des distances et selon des conditions d'éclairage différentes. Vous pouvez utiliser un appelant du genre utilisé pour la chasse à la sauvagine, par exemple. Prenez des notes sur les résultats obtenus en fonction des différents réglages. Si le flash utilisé manque de puissance, vous pouvez concentrer l'éclair en utilisant un prisme fresnel.
A titre d'exemple, le flash que j'utilise est de la même marque que mon boîtier de caméra. Il est dédié et s'adapte (angle d'éclairage) automatiquement pour des objectifs se situant entre 28 mm. et 85 mm. Les tests effectués m'ont permis de constater que je peux l'utiliser avec succès comme éclairage d'appoint avec un téléobjectif 400 mm. jusqu'à une distance d'environ 30 pieds si je bloque (au moyen d'une fonction) l'angle de l'éclair pour un objectif de 85 mm. J'ai ainsi réalisé d'excellentes photos de jeunes Grands Corbeaux dont le nid était placé sous les poutrelles d'un pont, là où l'éclairage était déficient.


Lorsque vous prenez votre lecture, essayez de couvrir au maximum le champ du viseur avec le sujet photographié (à moins que vous puissiez effectuer une lecture centrale ou "spot" uniquement sur le sujet). Choisissez la vitesse d'obturation la plus élevée possible (aux alentours de 1/250 seconde).
Où:
Il faut rechercher les grandes battures à pente faible, là où les Limicoles se nourrissent. Bien observer le mouvement des marées et le comportement des oiseaux afin de déterminer le meilleur endroit où vous poster. Cet endroit doit être situé à une certaine distance. Au fur et à mesure que le niveau de l'eau montera, les oiseaux qui se tiennent juste à la limite de la ligne d'eau seront poussés vers vous. Comme ce type de battures est vite submergé, des oiseaux situés à environ une centaine de pieds seront à votre portée après environ 1 heure d'attente. Ne pas oublier que la patience est importante pour la réussite de bonnes photos.
Soyez prudents lorsque vous vous déplacez sur les battures: la fermeté du sol peut varier d'un endroit à l'autre à mesure que vous vous déplacerez.
Prenez aussi le temps de vous familiariser à l'avance avec les espèces que vous risquez de rencontrer: leurs habitudes alimentaires, leurs déplacements journaliers, leurs lieux de repos, toujours dans le but de vous installer au meilleur endroit possible.
Les différentes espèces de Limicoles ont aussi des niveaux de tolérance différents. Selon l'endroit fréquenté, une même espèce se laissera approcher à une distance différente.
Quand:
L'époque des migrations (au printemps ou à l'automne), reste la meilleure période de l'année pour prendre des photos de Limicoles. Je préfère de loin choisir une journée où la marée sera sur son montant tôt le matin. Choisir un endroit où vous n'aurez pas le soleil en face de vous, pour éviter l'effet de contrejour. Plus la matinée avancera, plus naturel sera le rendu des couleurs. On peut se mettre en place environ 3 heures avant le niveau le plus haut atteint par la marée.
Comment:
Bien que pour ce genre de photo on peut faire de la chasse à l'approche, il reste que c'est la chasse à l'affût qui donnera les meilleurs résultats. C'est donc le temps idéal pour utiliser votre trépied.
Autant que possible, essayez de vous abaisser le plus possible au niveau du sol lorsque vous prendrez vos photos. Comme pour la photographie de plantes, la perspective sera à son meilleur.
Il n'est pas non plus nécessaire de monter une cache sur les lieux: servez-vous des accidents de terrain existants, quitte à vous servir de la végétation environnante pour compléter le camouflage.
Une autre excellente façon d'apprendre à bien utiliser son équipement, est de s'adonner à la photographie de plantes.
Un conseil en terminant:
Ne cessez jamais d'apprendre. Essayez des techniques différentes. Innovez. Sortez des sentiers battus.
Si vous avez la chance de pouvoir soumettre vos photos au jugement de d'autres personnes qui partagent votre passion, faites-le. Ne ratez jamais une occasion d'apprendre de nouveaux trucs ou de nouvelles techniques.